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Jugement de mariage Jean Pernot et Jeanne Perreau, Liernais (Côte d'Or)


Acte en date du 20 octobre 1856

Mariage célébré le 20 juin 1826


L'an mille huit cent cinquante six, le vingt octobre à midi, nous Claude Lamotte, maire officier de l'état civil de la commune de Liernais, chef lieu de canton, arrondissement de Beaune, Côte d'Or, soussigné, avons trouvé l'extrait de jugement dont la teneur suit : Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, Empereur des Français à tous présents et à venir salut : le Tribunal civil de première instance de Beaune département de la Côte d'Or, a rendu le jugement dont la teneur suit : Audience du Six janvier 1855 entre Dame Jeanne Perreaux, veuve présumée de Jean Pernot, décédé, manouvrier à Saulieu, icelle demeurant ci-devant au Perron commune du Plat-Pays-de-Saulieu, actuellement à Paris, admise au bénéfice de l'assistance judiciaire par décision du Bureau en date du premier juillet 1854, demanderesse aux fins d'un exploit d'assignation du Ministère de Dangeville huissier à Beaune en date du 23 août 1854, enregistré comparaissant  par Maître Tisserand son avocat constitué. Et Monsieur le Procureur impérial près le tribunal civil de Beaune où il demeure, défendeur. Conclusion de la demanderesse. Il plaise au tribunal, régularisant l'état civil des époux Pernot Perreaux et de leurs enfants, dire que le jugement à intervenir tiendra lieu de ? de célébration du mariage ; ordonner l'inscription de ce jugement sur les registres de l'état civil et dire que cette inscription assurera au mariage à compter du jour de sa célébration tous les effets civils, tant à l'égard des époux qu'à l'égard des enfants issus de ce mariage ; subsidiairement dire que la demanderesse le retirera préalablement devant Monsieur le Juge de Paix de Liernais à l'effet de faire constater son mariage par un acte de notoriété dressé conformément à l'article 71 du code Napoléon, sinon admettre la demanderesse à prouver que son mariage avec Jean Pernot omis aux registres de l'Etat civil a été célébré le 20 juin 1826 devant le Sieur Fichot adjoint au maire de Liernais pour ensuite de l'enquête être ultérieurement requis et par le tribunal statué ce qu'il appartiendra dépens réservés.

Conclusion du Ministère public, à ce qu'il plaise au tribunal déclarer, la demanderesse mal fondée dans sa demande et la condamner aux dépens. Fait, la demanderesse a contracté mariage le 26 juin 1826 avec le Sieur Jean Pernot manouvrier alors domicilié à Villars hameau de la commune de Liernais et ce mariage a été célébré le même jour devant Monsieur Fichot adjoint au maire de la commune de Liernais, en son domicile et en présence d'un grand nombre de témoins parents ou amis. Mais l'adjoint prénommé a omis de dresser l'acte de célébration de ce mariage. Voulant suppléer à cette omission, la demanderesse devenue veuve résolut tant dans son intérêt que dans celui des quatre enfants issus de son mariage, de se pourvoir en justice pour faire régulariser tout à la fois l'état civil des époux et celui de leurs enfants. A cette fin et suivant exploit rappelé en tête des présentes , elle a fait assigner Monsieur le Procureur impérial près le tribunal civil de Beaune les délais de l'assignation étant expirés, l'affaire a été portée au rôle et fixée à l'audience du 6 janvier 1855 pour être plaidée au jour indiqué, la demanderesse a fait présenter les faits et moyens à l'appui de ses conclusions dont elle a demandé l'adjudication. Quant au ministère public, il a conclu au rejet de la demande. En droit ? dans cet état, la cause présentait à décider les questions suivantes :

1)        Les conclusions principales par la demanderesse sont alors fondées et suffisamment justifiées

2)        En cas d'affirmation doit-on prononcer que le jugement tiendra lieu à la demanderesse de son acte de mariage et ordonner l'inscription de ce jugement sur les registres de la commune de Liernais pour assurer au mariage tous les effets civils à compter du jour de sa célébration

3)        D'après les solutions à donner aux questions précédentes, y a t-il lieu de s'occuper des conclusions subsidiaires de la demanderesse et par suite d'ordonner préalablement soit la constatation du mariage par un acte de notoriété, soit ma preuve de la célébration de ce mariage au moyen d'une enquête

4)        Quel sera le sort du défunt

Tels sont les points de fait et de droit que présentait la cause soumise à la Décision de tribunal signé Tisserand, enregistré à Beaune le 9 février 1855. Folio 110 case 5, débet 1 franc, décime 10 centimes. Assistance judiciaire décision du Bureau de Beaune, du premier juillet 1854, signé Lesueur.

La cause inscrite au rôle général sous le numéro 52, ayant été appelée. Oui la demanderesse en ses conclusions et moyens par l'organe de l'avocat Pignolet, assisté de l'avoué Tisserand. Oui aussi Monsieur le Procureur Impérial dans ses conclusions. Après en avoir délibéré conformément à la loi, le tribunal considérant que la demanderesse prouve par la représentation de l'acte de naissance de son fils Pierre Pernot rédigé à la mairie le 26 août 1827 que l'officier de l'Etat civil a déclaré qu'elle était légitimement mariée au Sieur Jean Pernot, qu'elle prouve également que si son mariage qui a eu lieu à Liernais le 20 juillet 1826 n'est pas inscrit sur les registres de l'Etat civil il a été toutefois suivi de la cérémonie religieuse. Considérant que Pierre Pernot est d'après son acte de naissance fils légitime de Jean Pernot manouvrier à Villars hameau de Liernais et de Jeanne Perreaux, que sa possession d'état est conforme à son acte de naissance et que l'état du-dit Pierre Pernot ne pouvant être attaqué, le mariage de ses père et mère ne peut faire de doute. Considérant dès lors que d'après les justifications faites par la demanderesse, elle a prouvé suffisamment son titre de femme légitime de Jean Pernot, conforme à sa possession d'état, que dès lors il devient inutile de recourir à un preuve quelconque.

Par ces motifs, le tribunal dit que le présent jugement tiendra lieu à la demanderesse de son acte de mariage dont la célébration a eu lieu devant l'officier de l'état civil de la commune de Liernais le 20 juin 1826 avec Jean Pernot, alors manouvrier demeurant au hameau de Villars, ordonne l'inscription de ce même jugement sur les registres de l'Etat civil de la dite commune et dit que cette inscription assurera au mariage à compter du jour de sa célébration tous les effets civils, tant à l'égard des époux qu'à l'égard des enfants issus de ce mariage.

Fait et jugé le dit jour 6 janvier 1855 à l'audience publique du tribunal civil de première instance séant à Beaune, département de la Côte d'Or, par Messieurs Jean Auguste Guillemot président, Henri Bohon et Claude Noirot juges ; présents Messieurs de Pietra Santa procureur impérial et Robin greffier. Mandons et ordonnons à tous huissiers sur ce requis de mettre le dit jugement à exécution et à nos procureurs près les tribunaux de première instance d'y tenir la main ; à tous commandants officiers de la force publique d'y prêter main forte lorsqu'ils en seront légalement requis. En foi de quoi le présent jugement a été signé par Monsieur le Président et par le greffier. La minute est signée Guillemot et Robin greffier. Enregistré à Beaune le 9 janvier 1855, folio 51 case 3, débet 5 francs, décime 50 centimes, assistance judiciaire décision du Premier juillet 1854 signé Lesueur. Collationné signé Robin. Ensuite est écrit enregistré à Beaune le 23 février 1855, folio 137 case 2, débet 6 francs, 65 centimes pour 7 rôles, 67 centimes pour subvention et 21 centimes pour Maître ?, assistance judiciaire décision du premier juillet 1854 signé Lesueur. De tout quoi nous avons dressé le présent acte dans lequel un mot est rayé et un surchargé et demeurant approuvé.







Textes extraits de registres entre autres




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Extrait du registre de Vianges (Côte d'Or) en date de 1715


Au commencement de lannée mil sept cent neuf la mille des roy il arriva dans une partie de la France particulierment la Bourgogne une gelée qui dura six semaines qui fut si violente que les seigles de fromant furent entierment gelé en terre en sorte quil nen resta aucun vestiges non plus que les vignes particulierment les vieux sept. on fit beaucoup de prieres presque toutes les paroisses du Diocèze furent en procession à St Lazare à Autun choses très véritable et que inffirme pour y avoir este moi mesme étans vicaire cette année la à Vievry qui doit ma premiere annee de pretrize. Dieu donna sur la fin de l'année une grande abondance d'orge et d'avoine et légumes. La vendange ne valut rien le vin coustoit quarante escus Les fins vins etoint sans prix. non obstant l'abondance de semis l'orge valoit un escu mesure d'Arnay le Duc. Les années 1710, 1711, 1712, 1713 non pas este plus favorables le grain et le vin ont toujours este fort cheres aussi bien que les autres danrées à cause des gresles et des tempestes. En 1713 et 1714 iusque à la moisson qui a este fort copieuse aussi bien que la vendange le fromant a vallu iusque à quatre livres dix sols mesure d'Arnay et l'année 1709 que les bleds furent perdu le fromant valloit dix livres mesure d'Arnay. Ie devois taire toutes ces choses mais ie juge à propos de l'escrire pour faire conoitre à la postérité combien de malheurs, d'accidents nous attirent nos peché.


Ie diray au lecteur que dez le commencement du mois de juin de l'année mil sept cent quatorze il arriva une peste sur les bestes à corne en sorte quil nen est presque point resté pour le labourage. Les contrées du bourbonois, charollois, morvent, auxois ont esté entierment perdus et ruiné. on faisoit des neufaines de processions dans le voisinage, au lieu Chaugrand St Sébastien cette paroisse a esté fort visitée de processions et d'étrangers à cause des reliques du bien heureux St Urbin que l'on invoque  pour le bétail. le beurre valoit iusque à dix huit sols la livre. Le bétail l'année suivante devint fort bon marché

1715

Xavier Chofflet curé de Vianges

Extrait de l'Armorial de France, recueil officiel dressé en vertu de l'Edit de 1696 par Charles D'Hoziers (1640-1732)

Pernot Jean Baptiste, doyen de Saint Jean de Dijon : Armorial d'argent, à trois bandes de sable et un chef d'azur, chargé d'un aigle d'or, le vol étendu.

Pernot Philibert, avocat à Montcenis : même armorial


Il existe un portrait d'Andoche Pernot , abbé de Citreaux fait en 1729 par F. Chereau d'après le portrait peint par Rigaud l'année précédente. Cette planche est le dernier ouvrage de F. Chereau qui mourut subitement après.

Andoche Pernot mourut à Dijon le 14 septembre 1748 à 74 ans.


Sommaire des archives de Saône et Loire par Louis Michon 1877 :

1739-1744 : Pernot : rente de 20 livres au principal de 400 livres, constituée au profit de François Gauthey, avocat à la Cour, résident à Châlon, par Nicolas Bouffet, praticien à Givry et Marie Limonnier sa femme solidairement obligée. Une maison dudit Bouffet, sise à Givry, rue des Porcs, est acquise par Pierre Pernot, avocat à Châlon, au prix de 500 livres, en déduction desquelles le dit Pernot demeure chargé dudit principal de 400 livres.


Inventaire sommaire des archives de Saône et Loire avant 1790 :

1707 : Jean Pernot, receveur des Impôts du baillage d'Autun

1745 : première entrée de la nouvelle Chambre des élus. Pour le clergé : Andoche Pernot, abbé de Citeaux.

1746 : Voyage d'honneur. Procès verbal des séances ordinaires de la députation, tenues aux Bernardins de Paris où était descendu A. Pernot abbé général de Citeaux, chef de la députation. Les élus présentant Monsieur Jouard au ministre de St Florentin pour remplacer son père en qualité de maire de Châtillon-sur-Seine. Présentation des cahiers au contrôleur général . Séance royale tenue avec le cérémonial ordinaire. La députation est présentée au Prince de Condé auquel l'abbé de Citeaux fait une harangue. Le contrôleur général annonce à la députation l'acceptation par le Roi d'un emprunt de 2 000 000 livres. Diner chez le Duc de St Aignan avec le ministre de St Florentin, la Marquise de Crussol, la Duchesse de Beauvais et plusieurs personnes de distinction.


Archives parlementaires de 1787 à 1860 :

Pernot Rémi : 74 ans, 1781, reçut 5000 livres de pension pour récompense de ses services en qualité de maréchal de camp, ci devant mestre de camp du 2 ème régiments des chevaux légers.

Pernot (Soufflot) Margueritte 67 ans, 1779 et 1786 : a reçu 6782 livres de pension pour avoir été la Première femme de chambre de Madame Elisabeth de France, dont 6227 livres, sans retenue, à titre de retraite, avec réserve de 3000 livres partageable à égale portion entre chacun de ses 3 enfants.

Demoiselle Besozzy épouse de Sieur Pernot, 1787 : a reçu 1495 livres, sans retenue, à titre de retraite en qualité de l'une des femmes de chambre de Monseigneur le Dauphin.

François Pernot D'Adancourt, 1773 : a reçu 1200 livres à titre d'appointements en qualité de commis de la marine et huissier de la chambre de Madame Adélaïde de France.


Histoire de la réforme de la ligue dans la ville d'Autun par Hyppolyte Abord, Société Eduenne des lettres :

Lors de la réception du Vierg Odet de Montagu en l'assemblée générale des habitants d'Autun après l'élection du 24 juin 1585, Jean Pernot faisait partie de la liste des présents.

A l'assemblée générale des habitants d'Autun après la levée du siège le 7 novembre 1591 se trouvait Nicolas Pernot.


Dictionnaire de la noblesse :

Guyon Mouchet, chevalier, Seigneur de Château-Rolan, bailli et juge enquêteur au pays de Charollois en 1559 eut d'Antoinette Pernot son épouse :

-        Adrien, qui épousa Claude Berthot, Seigneur de Sérigny et du Pont, Ecuyer, capitaine d'infanterie.

-        Daniel, auteur de la branche des Seigneurs de Vauzelles

-        Claude, Seigneur d'Azur, Gouverneur de St Jean de Losne


Etat de l'instruction primaire dans l'ancien diocèse d'Autun de Anatole Chamasse

Rouvray (21) 1670 : Ils ont pour charge leur maître d'école à qui les habitants donnent 50 livres. En 1672, le précepteur est Monsieur François Pernot.

Lucenay l'Evêque (71) : Cette paroisse que nous avons trouvée munie de Maîtres d 'école pendant le 16 ème siècle en possédait aussi aux époques suivantes : Par acte du 8 novembre 1670, nous voyons que Noël Lequeux , maître d'école à Lucenay, s'engage à prendre en pension Dimanche Pernot fils de Jean Pernot laboureur à Barnay, le nourrir, coucher, chauffer, blanchir, lui montrer à lire et à écrire « au mieux qu'il lui sera possible » moyennant le prix de 30 livres en argent, 20 boisseaux de seigle et 3 livres d'épingles pour sa femme.

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Jugement sur requête 31/12/1878

République française, au nom du peuple français


Le tribunal civil de première instance de Wassy sur Blaise, département de la Haute Marne, séant au palais de justice de la dite ville, a voulu sur la requête à lui, présentée par Monsieur le procureur de la République près du dit tribunal le vendredi 26/07/1878, le jugement dont la teneur suit :

       Le procureur de la République près le tribunal civil de Wassy, agissant d'office au terme de l'article 75 de la loi du 25/03/1817, dans l'intérêt de Sarpentier Ferdinand Joseph, hors d'état de faire les frais de la procédure, d'après les certificats produits ci-joints ;

               A l'honneur d'exposer au tribunal :


Primo : que le sieur Sarpentier est né à Saint-Dizier, le 14/12/1853, et que l'acte de naissance du dit Sarpentier lui donne par erreur le nom patronymique de Charpantier fils de Pierre au lieu de Sarpentier fils de Agnan-Pierre,

Secondo que le dit Sarpentier Ferdinand Joseph s'est marié à Saint-Dizier le 13/04/1878, et que dans cet acte il est dénommé Charpantier fils de Pierre Charpantier au lieu de Sarpentier fils de Agnan-Pierre Sarpentier,

Que dans le même acte de mariage l'officier de l'état civil a fait à tort application de l'avis du Conseil d'État du 30/03/1808, pour rectifier l'acte de décès du sieur Sarpentier Agnan-Pierre et que par suite le dit défunt est dénommé Charpantier Pierre.


       Qu'il importe que ces erreurs soient rectifiées

       Que celles-ci sont établies par les actes civils suivants


Primo, l'acte de naissance de Sarpentier Agnan-Pierre dressé à Poissons le 12/08/1816 sur la déclaration de son père  Etienne Sarpentier

Secundo l'acte de mariage de Sarpentier Agnan-Pierre avec Fournier Ursule dressé à Noncourt le 31/05/1841 dans lequel sont comparus le père du futur Etienne Sarpentier et le frère Alexis Sarpentier.


       Pourquoi il requiert qu'il plaise au tribunal.

Primo dire par erreur l'enfant déclaré dans l'acte de naissance dressé le 15/12/1853 à Saint-Dizier a été nommé fils de Pierre Charpantier au lieu de Agnan-Pierre Sarpentier,

Secundo déclaré également que l'acte de mariage reçu à Saint-Dizier le 13/04/1878 est erroné en e que le futur est dénommé Charpantier fils de Pierre Charpantier au lieu de Sarpentier fils de Agnan-Pierre Sarpentier et en ce que l'avis du Conseil d'État du 30/03/1808 a été à tort appliqué pour rectifier l'acte de décès de Agnan-Pierre Sarpentier qui est régulier.


       Et ordonner que les mentions seront faites sur les registres de l'état civil de Saint-Dizier en marge des dits actes et que la transcription du jugement à intervenir aura lieu sur les registres de l'année courante de Saint-Dizier


       Wassy le 25/07/1818

       Pour le procureur de la République

       Signé : Richard

       Nous président disons qu'il sera par nous fait rapport à l'audience du 26/07 courant

       Wassy le 26/07/1878 signé : Ponsinet


Saint-Germain-du-Bois (Saône et Loire)

Noms de ceux et celles de la paroisse de Saint-Germain-du-Bois ont esté confirmés par Monseigneur Henry Félix Evique et Comte de Chalon faisant la visite tant à Mervans le 10.05.1706 qu 'à Diconne le 11.05.1706.


Marié Magnin

Jean Magnin

Claude Lorrain

François Michelin

Marié Sagettat

Balthazard Pernot

Jean Sassot

François Chanus

Claude Bounin

Jean Bounin

Marié Sassot

Déziré Fevre

André Perrin

Jean Menanceau

Marié Bounot

Philibert Pernot

Claude Bideau

Denis Boudot

Monseigneur de Layer

Monseigneur de la Verderie

Pierre Lorrain

Désiré Grandereau

Pierre Faurini

Germain Courdier

Pierre Poy

Charles Marechaut


Emilienne Sassot

Françoise Sassot

Claudine Sassot

Jeanne Sassot

Jeanne Petit

Claudine Lorrain

Gabrielle Fert

Lazare Grandjan

Jeanne Bounin

Françoise Petot

Philiberte Guain

Antoinette Bon

Françoise Rolin

Adrienne Juvanceau

Claudine Juvanceau

Claudine Pernot

Honnorée Bourgene

Benoîte Chanus

Benoîte Chanus

Claudine Chanus

Françoise Sassot

Denize Gauthier

Humberte Forest

Antoinette Forest

Emilienne Pernot


Marie Dugenest

Antoine Grandereau

Guillaume Fevre

François Bounin

Claude Pacaud

Gaspard Bounin

Guillaume Bounin

Jeanne Bounin

Marie Courdier

Gabriel Lorrain

Jean Masué

Guillaume Faurini

Antoine Dugenest

Eusèbe Simon

Antoine Bounin

Claude Dugenest

Philiberte Guain

Hypolite Fevre

Claudine Pernot

Françoise Dugenest

Antoinette Poulet

Claudine Chevrot

Geneviève Sagettat

Jeanne Courdier

Jeanne Tybert

Claudine Regon

Françoise Magnien

Philiberte Maluchet

Antoinette Maluchet

Claudine Pacaud

Catherine Pernot

Jeanne Pacaud

Marie Thybert

Claudine Pacaud

Anne Geneau

Antoinette Grandereau

Claudine Grandereau


Saint-Germain-du-Bois

Les enfants qui  ont fait leur première communion, le jour de Quasimodo, le 4ème du mois d'avril 1723


Guillaume Francey 14 ans

François Bidot 16 ans

Eusèbe Petit 16 ans

Antoine Deschamps 15 ans

Antoine Collenet 15 ans

Guillaume Tybert l'aîné 15 ans

Charles Bonin 15 ans

Guillaume Tybert 15 ans

Claude Pierre 22 ans

Guillaume Prin 15 ans

Jeanne Gras 18 ans

Antoinette Faivre 15 ans

Françoise Poulet 15 ans

Jacqueline Pestinier 15 ans


Extrait des registres de Bard le Régulier (Côte d'Or) en date du 16 juillet 1750.


Entre 6 et 7 heures du soir a été tué d'un coup de tonnerre Jean Guenot, manouvrier à Savilly, dépendance du dit Bard, agé d'environ 31 ans, placé qu'il était sous un pein lequel arbre a été escorcé dans le pied au dessous des rames, a deux places du côté du levant à hauteur à peu près de ? coudées de la largeur de la main environ. Le même a été escorcé d'environ 3 doigts et c'est au surplus à hauteur de 5 pieds, dans cet endroit qu'a reçu le coup de la mort le dit Guenot. De l'autre côté du dit arbre était placé Jean Pernot au service de Monsieur Demoncrif écuyer ancien capitaine au régiment de Navarre qui fut renversé du même coup cependant le Seigneur donna la force de se remettre pour m'avertir tout effrayé qu'il m'a fait part de laccident qui venait d'arriver. Pour remplir mon ministère je me transportais le plus promptement qu'il me fut possible, le trouvant dans la plus grande douleur expiré, accompagnée que je fus du Sieur Bretin Ecclésiastique. En conséquence de la lettre du Sieur Deblaire procureur doffice de la justice du dit Bard en date du dix sept du présent mois, avertit de cet accident pour procéder à la levée de corps du défunt portant permission de l'inhumer sans cette formalité il a été par conséquent inhumée dans le cimetière de St Jean l'Evangéliste de Bard le Régulier. De tout ce que dessus et de l'autre part a été attestée et conformé en tout point par le dit Jean Pernot, Claude Guenot son père, Jean Ligeron son beau-frère manouvrier à Savilly, le Sieur Bretin Ecclésiastique, Pierre Remoissenet maitre d'école au dit Bard et Etienne Regnault de mon service qui ont tous assistées à ses funérailles à l'exception de dit Pernot qui est allitée par la frayeur dont il a été saisi au moment de laccident dont il était témoin et se sont soussignées avec moi à l'exception du dit Ligeron qui a déclaré ne le savoir ...


Signé : Raudot curé

François Alexandre Pernot, professeur de dessin des Pages du Roi

Les parents de François Alexandre sont Alexandre François marié à Marie Anne Coquart le 23 avril 1792 à Attancourt (Haute-Marne). Ses grands-parents sont François et Catherine Guyot.


Note de sa main

« Je suis né le 10 février 1793, à Wassy, petite ville du département de la Haute-Marne, malheureusement célèbre pour son massacre du

1 mars 1562. J'eus de bonne heure, quoique sans maître et sans modèle, le goût des arts, surtout ceux qui dépendent du dessin, et mon père, qui a aussi ce même goût, quoique dans un genre différent (puisqu'il est horloger-mécanicien très distingué et très instruit), encouragea ce goût naissant autant qu'il le put.

Un professeur du collège de Wassy, où j'allais en classe, me donna quelque conseils, amis sans principe ; ce qu'il fit de mieux c'est de m'engager à dessiner le paysage d'après nature : c'est de ce moment que j'ai senti une vocation pour ce genre.

Cependant, je n'étais pas destiné à suivre les arts dont on a si peu d'idée dans les provinces et surtout dans les petites villes. Je travaillai, après avoir terminé mes études, quelque temps au cadastre ; je devais même remplacé un oncle qui était attaché à l'administration des aux Eaux et Forêts, mais, le travail des plans ne me souriait pas assez ; je ne rêvais que dessin , et j'allais passer quelques temps chez un graveur qui venait de quitter Parie et qui demeurait dans notre voisinage. Dans le même temps arriva à Saint-Dizier, ville située à 4 lieux de Wassy, un professeur de dessin, élève de M. Regnault. Il était attaché au collège, on lui reconnut des talents et apprécia son mérite ; je devins donc son élève, et je me mis à dessiner la bosse, la figure et souvent le paysage, quoique ce la ne fût pas tout à fait le genre de mon maître. Cependant, il me donna de très bons conseils et m'excita à suivre la carrière des arts. Je vins donc à Paris dans le mois de septembre 1811 ; un élève de David consulta le grand maître pour le choix de l'atelier, et il conseilla celui de Bertin où j'entrais dans le courant d'octobre de la même année ; j'y restai jusqu'au mois de juin 1812, époque où j'allai dessiner d'après nature, dans mon pays, les sites et les arbres que j'avais essayé de rendre quelques années auparavant, on peut dire presque sans maître. Je revins passer l'hiver 1813 chez M. Bertin, et, aussitôt le beau temps, je retournai encore dans les bois et les riantes vallées des environs de Wassy.

Bientôt après arriva le terrible hiver de 1814, terrible, surtout, par la guerre de la Champagne ; je n'échappai à la conscription qu'en entrant à une administration attachée à l'armée, je n'y restai pas longtemps et je revins à Paris, où les évènements si extraordinaires de 1814 avaient amené tant de changements. J'y trouvai un grand protecteur dans M ; l'abbé duc de Montesquiou, ministre de l'intérieur qui me recommanda à M. Barbier-Neuville, chef de la division des beaux-arts, et dont la ville natale était voisine de la mienne. Je fus logé au Musée des artistes, et c'est de ce moment que je commençai à voler de mes propres ailes et à mettre en usage les études déjà nombreuses que j'avais faites d'après nature. Ce fut vers cette époque que parut la lithographie. J fus un des premiers dessinateurs paysagistes qui s'en occupèrent, mais je n'oubliais pas pour cela la peinture, car, j'eus le bonheur d'être reçu au concours du paysage historique, la première année de sa fondation, l'année enfin, où Michallon qui était mon ami et mon ancien camarade d'atelier, remporta le grand prix.

Le désir de connaître un beau pays, un pays classique, m'excita à faire un voyage pittoresque, et je me mis en route pour la Suisse le 18 juin 1818. Je parcourus à pied les différents cantons en entarnt par Genève et en sortant par Bâle ; je revins en France après plus de deux mois de voyage, alors je me préparai pour le salon de 1819, qui ouvrît le 25 d'août ; j'y mis pour la première fois un grand tableau représentant le pont et le château de Saint-Maurice dans le Valais, vus par un clair de lune ; ce tableau me fut acheté par la maison du Roi, et il est placé dans le château de Fontainebleau. C'est dans ce même temps, vers la fin de septembre, que j'épousai Marie-Céline Gillot, née comme moi dans la petite vile de Wassy : peut-être est-elle parent de Claude Gillot, dessinateur et peintre assez estimé qui fut le maître de Vatteau, et né en 1672 dans notre pays, comme je le suis du côté de mon père du fameux Diderot, né aussi dans notre département. Nous avons de notre mariage deux filles, dont l'aînée qui n'a que 7 ans annonce déjà un grand goût pour le dessin ; la plus jeune n'a que deux ans. Le 3 juillet 1820, je fis un voyage dans les montagnes des Vosges ; je revins à Paris vers la fin de l'année, et je fis pour le Roi Louis XVIII un grand dessin représentant la fontaine du Roi Stanislas, près de Plombières. Je mis au salon de 1822 un grand tableau fait pour la maison du Roi et qui est maintenant dans les appartements de Versailles, il représente les fossés de Vincennes. J'y avais plusieurs dessins et un second tableau dont le sujet était pris dans la vie du Roi Stanislas. Je l'envoyai aussi à l'exposition de la ville de Lille, où il est resté ; il me valut la médaille d'or du salon de 1822.

Pénétré de cette vérité que la peinture et le dessin sont appelés à instruire autant qu'à plaire, que des productions qui n'auraient que des couleurs vives et brillantes, quoique agréables aus yeux, ne feraient pas naître des émotions fortes et de nobles pensées, j'ai choisi de préférence des sites et des sujets dont les effets piquants sont inspiré par la poésie, celle d'Ossian surtout me souriait depuis longtemps ; Châteaubriant et les ouvrages d Walter Scott vinrent enflammer mon imagination, et je ne pus résister au désir de voir ce beau pays d'Ecosse que ce grand écrivain dépeint si bien.

Je m'embarquai pour l'Angleterre le 4 juin 1824, je visitai Londres, Oxford, les comtés de Warwick, Lancastre, etc… ; ainsi que les beaux lacs du Northumberland. Bientôt après j'arrivai à Edimbourg, puis dans les montagnes de l'Ecosse que je visitai à pied pendant deux mois. Je revins à Paris le 8 d'août, et j'assistai à l'ouverture du salon de 1824, où j'avais un grand paysage historique représentant Marius sur les ruines de Carthage. Vers la fin de l'exposition, j'eus l'honneur d'offrir au Roi Charles X un dessin représentant le palais d'Holy-Rood qu'il avait habité pendant son séjour à Edimbourg ; S.M. me fit donner par son premier gentilhomme une belle épingle de diamants. Dans le même temps, je fus nommé professeur de dessin des pages du Roi (j'ai obtenu aussi à l'exposition de Douai, en 1825, une médaille).

Le succès des dessins que je faisais d'après les croquis faits en Ecosse, croquis que j'eus l'honneurs de monter à S. A. R. Madame duchesse de Berri, m'engagea à publier un voyage pittoresque en Ecosse, dont la dernière livraison paraîtra vers la fin de l'année. Cet ouvrage renferme soixante vues qui presque toutes ont rapport aux ouvrages de sir Walter Scott.

Désirant connaître les bords du Rhin et quelques cabinets de tableaux des Pays-Bas, je quittai Paris le 1 d'août 1826, et j'allai visiter Bruxelles, Liège, Aix-la-Chapelle et Cologne ; de là je remontai à pied le Rhin jusqu'à Mayence, puis je revins à Paris et, tantôt dans la capitale, tantôt dans la campagne, j'ai préparé des tableaux et des dessins que j'ai mis au salon de 1827 qui vint d'ouvrir. J'y ai principalement une vue générale d'Edimbourg, prise près des ruines de Saint-Antoine (ce tableau appartient à M. le directeur du département des Beaux-Arts), et plusieurs dessins capitaux dont les motifs sont d'Ecosse, d'Angleterre, de Suisse et des bords du Rhin. «


De Grille, François-Joseph (1782-1853). Autographes de savants et d'artistes, de connus et d'inconnus



Archives de Gigny


L'automne en 1768 fut si pluvieux qu'on ne put semer que la moitié des terres ce qui causa une moisson très médiocre en 1769 ou on ne recueilla que de quoy ensemencer. Il resta si peu de grains pour la vie que au mois de mai 1770 le froment valoit 3? la couppe, au mois de juin 4? et au mois de juillet 4?5 encore n'en trouvoit on point pour son argent. Un grand nombre à la campagne vivoit avec des herbes des champs qu'ils faisoient cuire et à la Saint Martin de la même année le froment valoit encore 4?5. Il n'y avoit presque point de seigle et guere  de turquis encore moins d'orge.

Curé


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